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Toutes les marques de voitures françaises depuis 1889
Si les Renault, Peugeot et autres Citroën sont les marques les plus connues, bien d’autres noms ont jalonné la riche histoire de l’industrie automobile française. Entre nostalgie et futurisme, dans cette article Vivacar.fr vous propose un focus sur toutes les marques de voitures françaises.
Alpine (1955 / aujourd’hui )
L’histoire d’Alpine est singulière. Créée en 1955 avec une orientation résolument sportive, la marque entre rapidement dans le giron de Renault. Son modèle emblématique est l’Alpine A110 sortie en 1961, qui se caractérise par un moteur placé à l’arrière et un design distinctif.
En dépit de l’appui de la régie et des succès en rallye, le bilan commercial s’avère mitigé. Décision est donc prise d’arrêter toute production en 1995… Jusqu’en 2017, année de reprise de la ligne de production de l’Alpine A110.
Parallèlement, l’équipe Renault F1 est rebaptisée Alpine F1 Team afin de bien marquer le nouvel engagement sportif du constructeur.
Bugatti (1909 – aujourd’hui)
Bien que le nom soit à consonance italienne, Bugatti est bel et bien une marque automobile française. Cela s’explique par la naturalisation de son fondateur Ettore Bugatti, Milanais d’origine. “Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher” : tel est le slogan du constructeur qui affiche un double positionnement, luxe et sport.
Promesse largement tenue au vu du palmarès de la Type 35. Produite entre 1924 et 1931, cette sportive est forte de plus de 2 000 succès en compétition. Malheureusement, la Seconde Guerre mondiale a porté un coup fatidique aux automobiles Bugatti.
Tombée en désuétude, la marque arbore désormais le pavillon germanique, puisqu’elle a été rachetée par Volkswagen en 1998. La Veyron sortie en 2015 est la concrétisation de cette nouvelle ère. Depuis, d’autres modèles se sont succédé, à l’exemple de la Chiron, de la Divo, de la Centodieci, de la Mistral ou encore de la Tourbillon.
Citroën (1919 – aujourd’hui)
Comment mettre en relief une Citroën plutôt qu’une autre, tant la marque est riche de modèles emblématiques ? Toujours à la pointe de l’avant-garde, le constructeur français a marqué l’histoire de l’automobile avec sa Traction Avant, sa DS, sa SM, sa GS et bien sûr sa 2CV.
Cette dernière a même été produite durant plus de quatre décennies à partir de 1948 ! Outre le design innovant de ses voitures, la marque aux chevrons se distingue par ses suspensions hydropneumatiques.
Les plus âgés d’entre nous se souviennent encore de tel ou tel modèle Citroën dont l’arrière se relevait avant de prendre la route. Fidèle à sa réputation de confort, les suspensions sont désormais à butées hydrauliques, à l’image du dernier SUV C5 Aircross.
DS (2014 – aujourd’hui)
La création de DS automobiles répond à la volonté de Citroën de relancer l’emblématique grande routière éponyme. Ce coup marketing a fonctionné au vu du succès rencontré par les modèles siglés DS. Fidèle à son slogan “Voyager est un art”, les modèles proposés se veulent un exemple du haut de gamme automobile. Du SUV urbain DS3 à la berline familiale DS9, en passant par la compacte DS4 et le SUV DS7, le qualificatif commun qui s’applique est “Premium”.
Delahaye (1894 – 1954)
En soixante petites années d’existence, le nom Delahaye a marqué l’histoire automobile française de son empreinte. À la fois élégantes et sportives, à l’exemple de la Type 135, les Delahaye ont participé aux avancées de la technologie du secteur. Citons, entre autres innovations, l’allumage électrique commandé, la transmission à cardan, le pare-brise escamotable ou encore le moteur en alliage léger.
Facel-Vega (1954 – 1964)
Plus courte encore fut l’existence de la marque Facel-Vega. Une décennie pourtant prolifique, marquée par la sortie de dix modèles différents, tous arborant une calandre avant reconnaissable entre mille. Le constructeur s’est positionné sur deux segments automobiles. D’une part le Grand Tourisme et de l’autre des modèles sportifs de plus petite taille à partir de 1960. En l’absence de succès commercial probant, la société fait l’objet d’une liquidation judiciaire quatre ans plus tard.
Hopium (2019 – aujourd’hui)
Gageons que peu de nos lecteurs ont entendu parler d’Hopium, et pour cause. Son seul et unique modèle, l’Hopium Machina semble devoir rester au stade de projet. Hélas, car il s’agissait d’une perspective prometteuse et visionnaire basée sur l’utilisation d’une pile à hydrogène associée à un moteur et à une batterie électriques en guise d’énergie. Faisant face à des complications financières, l’entreprise est actuellement en phase de redressement judiciaire.
Hotchkiss (1904 – 1956)
Benjamin Hotchkiss avait une double casquette, celle de constructeur automobile et celle de fabricant d’armes. Ce citoyen américain a choisi la France comme terre d’adoption pour fabriquer des véhicules particuliers, mais aussi militaires. Commencée avec la 17 CV en 1903, l’épopée automobile Hotchkiss s’est achevée deux ans après la sortie de la Monceau en 1954.
Matra (1964 – 2003)
De la sportive Matra Djet de 1962 au monospace Avantime de 2001, l’entreprise Mécanique Aviation Traction s’est essayée à la construction automobile. Si peu de modèles ont été produits, deux d’entre eux ont néanmoins marqué leur époque. Il s’agit du coupé sportif 530 aux phares escamotables de 1967 et de l’avant-gardiste Rancho, polyvalent véhicule de loisirs de 1977.
Panhard & Levassor (1889 – 2018)
Plus ancienne marque automobile française, l’entreprise Panhard & Levassor a mis fin à ses activités en 2018 après environ 130 ans d’existence. Moderne avant l’heure, le constructeur s’est illustré par la production de modèles aérodynamiques, à l’exemple de la Dyna Z. Face à l’insuccès commercial, la société devient une filiale de Citroën en 1965, qui s’en désintéresse. La Panhard 24 de 1963 est le dernier modèle produit.
Peugeot (1896 – aujourd’hui)
Avant de s’associer à Panhard, Émile Levassor a travaillé avec Armand Peugeot pour produire en 1891 l’un des premiers véhicules capables de rouler sans chevaux. C’est en 1897 que le premier modèle siglé 100 % Peugeot sort des usines de la marque. Il s’agit de la Type 14, première d’une longue série de voitures de tourisme. Parmi celles-ci, citons l’emblématique 403 de 1955, la 504 familiale de 1968, l’innovante 604 grande routière sortie en 1964 ou encore la sportive 205 GTI de 1984. En dignes héritières, les dernières voitures de la marque au lion, la e-2008 et la e-3008, confirment l’attachement de la firme sochalienne à la durabilité.
Renault (1898 – aujourd’hui)
Renault n’est pas en reste en termes d’engagement dans l’efficacité énergétique. De l’innovante Zoé électrique en 2012 à la résurrection de l’emblématique R5 zéro émission. Cela dit, le catalogue de la marque au losange a toujours été riche d’une large variété de véhicules de toutes catégories. On se souvient avec nostalgie de la sympathique 4CV de 1947 ou de la Dauphine de 1956.
On ne peut que tomber en admiration devant les lignes élancées de la Floride de 1958 ou celles de la Fuego de 1980. Et que dire des inclassables R4 de 1961 et R5 de 1972 qui ont marqué leurs générations. Souvent innovante, Renault s’est aussi illustrée par l’invention du concept monospace avec le bien nommé Espace sortie en 1984.
La sixième génération de ce modèle, le Renault Espace VI demeure fidèle à sa réputation de grand voyageur pour les familles.
Salmson (1913 – 1962)
Salmson entame son histoire automobile par un succès immédiat avec son concept de cyclecars. Ces voiturettes légères ont été popularisées par un joli palmarès de victoires dans des compétitions sportives. Ce ne fut qu’un feu de paille, hélas, car en dépit de la qualité des modèles suivants, le grand public a manqué le rendez-vous. La marque disparaît du paysage en 1962.
Simca (1934 – 1980)
Poussée en coulisses par Fiat, la Société industrielle de mécanique et carrosserie automobile est créée en 1934 sur le sol français. Cette entité prend le nom de SIMCA, premières lettres de chacun des cinq mots de sa raison sociale.
Si les premiers modèles présentent de fortes similitudes avec ceux du constructeur turinois, Simca a peu à peu commencé à se singulariser au fil des changements d’actionnaires. Ford, Chrysler, Peugeot ont chacun tenté de faire vivre la marque, mais en vain.
Parmi les modèles emblématiques qui demeurent mémorables, citons l’Aronde de 1959, la Simca 1000 de 1961 et la 1300 de 1963.
Talbot (1903 – 1987)
Les histoires de Talbot et de Simca sont étroitement liées depuis 1958. À cette date, la marque automobile français rachète la filiale française du constructeur britannique Talbot-Darracq, rebaptisée Talbot. Là encore, les modèles produits présentent de grandes similitudes avec d’autres, siglés Simca, Chrysler ou Peugeot, au gré des rachats respectifs. S’il fallait retenir un modèle, c’est probablement la Talbot Samba qui sort du lot avec son look sympathique, notamment en version cabriolet.
Tracta (1926 – 1934)
Marque éphémère, Tracta a pourtant innové avec ses voitures à traction avant. Celles-ci étaient principalement à usage compétitif, spécifiquement au Mans où elles ont figuré en places d’honneur entre 1927 et 1930. Malgré un partenariat tenté avec le constructeur Hotchkiss, l’entreprise n’a pas résisté aux contraintes commerciales.
Comment l’industrie automobile française s’est-elle développée ?
Découvrez ici toutes les grandes étapes historiques de l’évolution de l’industrie auto made in France.
Les débuts artisanaux et les innovations pionnières (fin 19e – début 20e siècle)
1889 : Les premières automobiles françaises sont fabriquées de manière artisanale par des pionniers comme Panhard & Levassor, Peugeot, Renault ou Citroën. Elles se distinguent par leurs innovations techniques comme les moteurs à essence ou les transmissions modernes.
Des marques comme Bugatti, Alpine, Delage, Delahaye ou Voisin émergent également durant cette période, produisant des véhicules de prestige et de luxe.
L’essor de la production de masse (1920s-1930s)
1920 : l’industrie automobile française se mécanise et se concentre. Renault, Citroën et Peugeot deviennent des acteurs majeurs grâce à leurs usines et chaînes de montage.
Les modèles se démocratisent, avec des voitures populaires comme la célèbre Citroën 2CV.
La reconstruction et la modernisation (1945-1970s)
1945 : Après la Seconde Guerre mondiale, les constructeurs français comme Renault, Peugeot et Citroën doivent reconstruire leurs outils de production.
Ils investissent massivement dans la modernisation et l’automatisation de leurs usines, permettant une production de masse à grande échelle.
Des modèles iconiques comme la Renault 4 ou la Citroën DS voient le jour durant cette période.
Les crises, le recentrage et l’internationalisation (1970s-2000s)
1970 : Les chocs pétroliers des années 1970 fragilisent l’industrie automobile française, qui doit se restructurer.
Les constructeurs comme le Groupe PSA (Peugeot, Citroën, DS) et le Groupe Renault se recentrent sur leurs activités de base et s’ouvrent à l’international, formant des alliances stratégiques.
Parallèlement, l’innovation et la qualité deviennent des priorités, avec des modèles emblématiques comme la Peugeot 205 ou la Renault Espace.
Les défis actuels et les perspectives d’avenir
Aujourd’hui, l’industrie automobile française fait face à de nouveaux défis : la transition écologique, le développement des véhicules électriques et autonomes, etc.
Les constructeurs français misent sur l’innovation technologique et l’adaptation à ces transformations pour assurer leur compétitivité future, avec des modèles comme la Renault Zoé, la Peugeot e-208 ou la Citroën ë-Ami.
Malgré les hauts et les bas, l’industrie automobile française a su se réinventer au fil du temps, restant un acteur majeur sur le marché national et international.
Questions fréquentes
Quelle voiture est fabriquée en France ?
Quelle voiture est fabriquée en France ?
Les constructeurs automobiles hexagonaux maintiennent une solide activité industrielle sur le territoire à travers plusieurs sites historiques :
- L’Alpine A110 à Dieppe (Seine-Maritime).
- La Citroën C5 Aircross et la Peugeot 5008 à Rennes-La Janais (Ille-et-Vilaine).
- La DS 3 à Poissy (Yvelines).
- La DS 7, la Peugeot 308 et la Peugeot 508 à Mulhouse (Haut-Rhin).
- La Peugeot 3008 au berceau historique de Sochaux (Doubs).
- La Mégane E-Tech et la R5 E-Tech à Douai (Nord), ainsi que le Scénic à Douai également.
- Le Renault Kangoo à Maubeuge (Nord).
Quelques fabrications de marques partenaires ou étrangères prennent aussi parfois place au sein de certaines lignes françaises.
Quelles sont les voitures françaises les plus vendues ?
Quelles sont les voitures françaises les plus vendues ?
| Modèles | Unités vendues (S1) |
|---|---|
| Peugeot 208 II | 44 400 |
| Renault Clio (V et VI) | 38 000 |
| Peugeot 2008 II | 30 700 |
| Citroën C3 (IV) | 22 700 |
| Peugeot 3008 III | 21 100 |
| Renault Captur | 19 500 |
| Renault 5 E-Tech | 24 400 |
| Peugeot 308 III | 15 200 |
| Renault Austral | 13 800 |
| Citroën C3 Aircross | 10 400 |
Quelle est la première marque de voiture française ?
Quelle est la première marque de voiture française ?
À la lecture des derniers bilans d'immatriculations, Renault conserve une position de premier plan sur le marché national, talonné de très près par les différentes enseignes du groupe Stellantis (notamment Peugeot et Citroën), portées par le succès de leurs gammes polyvalentes et de leurs nouveautés électriques.
Quelle est la meilleure marque de voiture française ?
Quelle est la meilleure marque de voiture française ?
Le cœur l'emporte souvent face à la raison au moment de désigner sa marque favorite, guidé par une histoire personnelle ou un attachement familial de longue date. Les blasons historiques conservent chacun leur ADN propre au travers de leurs signatures de marque :
- Renault : La vie avec passion.
- Peugeot : Lions de notre époque.
- Citroën : Rien de tel que Citroën pour nous émouvoir.
- DS Automobiles : Voyager est un art.
Quelle est la nouvelle marque de voiture française ?
Quelle est la nouvelle marque de voiture française ?
L'essor des motorisations alternatives et de la pile à combustible a inspiré de nouveaux acteurs industriels sur le sol français, à l'instar d'Hopium et de son projet de berline à hydrogène Machina, ou encore de Nam avec son SUV X HUV, marquant la volonté de diversifier les solutions de mobilité propre.
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